Dalian, Liaoning

Début Juillet. Avant de se rendre à Dalian, il a bien sûr fallu aller à la gare de Pékin acheter mon ticket de train. C’est plutôt une aventure en soi quand cela fait à peine quelques jours que l’on se trouve en Chine et que les bases de Chinois acquises en France n’ont pas l’air d’encore bien fonctionner. J’étais donc content de me faire aider par une française ayant séjourné plusieurs fois en Chine. Acheter un ticket de train peut s’avérer stressant car après avoir pris part à l’une des longues files d’attente, lorsqu’arrive son tour, il faut bien sûr parler en Chinois (quelle jour ? quelle heure ? quelle destination ? couchette ou siège ? lit du haut ou du bas ?) mais surtout, il vaut mieux comprendre ce que nous dit l’employé assez rapidement car on sent bien la pression des Chinois derrière, qui commencent à s’impatienter car on est trop long. Il y a aussi les Chinois opportunistes qui avec un timing remarquable s’infiltrent juste devant vous, l’étranger visiblement un peu perdu, juste au moment où arrive votre tour. D’ailleurs, c’est un peu une constante en Chine quand j’attends à la caisse. Mais je ne sais pas s’ils profitent du fait que je sois étranger ou s’ils le font avec tout le monde. Encore une fois, il faut parfois savoir se faire respecter.

Je suis arrivé à Dalian après 17 heures de train. C’était un train dit lent, avec plus d’arrêts que sa version rapide (logique) qui elle ne nécessite que 12 heures. À peine arrivé à Dalian, j’ai tout de suite été surpris et séduit par le contraste… avec la grisaille de Pékin. Il faut savoir que la ville au cours du XIXème et XXème siècles a été successivement occupée par les Russes, Japonais puis Russes encore. Cela lui donne un héritage, une atmosphère et une identité tout à fait particuliers. Quelques photos.

Les cours à l’université des langues étrangères de Dalian se sont très bien passés. Chaque matin, j’avais trois heures de cours. Toutes les explications étaient toujours données en Chinois à l’exception de quelques mots d’anglais pour traduire des mots inconnus. Mais pour être franc, j’ai l’impression d’avoir beaucoup plus progressé grâce à l’environnement que grâce aux cours eux-mêmes. Il y a bien sûr la Chine et tous les petites actions de la vie quotidienne mais aussi les amis Chinois et surtout les amis étrangers, qui eux aussi suivaient les cours. La langue de communication entre les étrangers était naturellement le Chinois (et non l’Anglais, la langue internationale par excellence). Souvent il était plus facile de comprendre et de se faire comprendre entre étrangers, qu’avec les Chinois. Je suis bien content de m’être fait quelques amis vietnamiens, coréens et japonais avec qui j’espère garder contact longtemps. (Certains diront que j’ai parfois trop parlé Japonais pour quelqu’un venu apprendre le Chinois… ;-))

Dalian est aussi une station balnéaire et nous sommes donc allés plusieurs fois à la mer. L’eau n’était pas particulièrement propre et les gens très nombreux, mais cela permettait de vraiment se sentir en vacances malgré les cours du matin. Même si les Chinois voyagent de plus en plus à l’étranger (Paris…) et paraissent très nombreux, il faut savoir qu’une immense majorité des Chinois n’a toujours pas les moyens de s’affranchir de la caution de 10,000 元 environ, nécessaires en plus du prix du voyage, pour quitter le pays. Par conséquent, nombreux sont ceux qui voyagent à l’intérieur de la Chine (et Dieu sait qu’il y a des choses à voir…). Dalian semble une ville particulièrement appréciée pour profiter des joies de la mer et pour son climat relativement « frais » : 30°C contre plus de 35 dans le sud.

Je viens de regarder l’entrée de Dalian sur Wikipédia et ça m’a fait tout drôle de voir des photos de 中山广场 (place de la « montagne du milieu ») et 友好广场 (« place de l’amitié »), où je suis allé de nombreuses fois. なつかしい〜 comme on dit en Japonais. Hey mais j’ai quand même passé plus d’un mois là-bas et plein de souvenirs…

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